Quand le travail porte ses fruits : rencontre avec Debbie Yee, propriétaire de Green Valley Farms.

Cet article est commandité par Banque Scotia

L’histoire de Debbie fait partie d’une série de portraits qui met en lumière des PME canadiennes et leurs propriétaires. Cette série présente des membres de longue date de la FCEI, clients fidèles de la Banque Scotia, qui ont des parcours entrepreneuriaux fondés sur la résilience, l’innovation et l’engagement communautaire. Elle souligne également l’importance des solides relations d’affaires qui permettent aux propriétaires d’entreprise de prospérer, de s’adapter et d’avoir un impact positif et durable dans leur communauté.

Depuis plus de 60 ans, Debbie Yee exploite sa ferme familiale à Mount Albert, en Ontario. Green Valley Farms, qui compte un peu plus d’une douzaine d’employés, cultive des plantes annuelles et des légumes frais destinés à des clients de l’Ontario et des États-Unis. Nous avons rencontré Debbie pour en savoir plus sur son expérience à la tête d’une ferme familiale et son engagement envers des pratiques agricoles durables.

Comment votre parcours en agriculture a-t-il commencé?

Lorsque je suis arrivée au Canada en 1956, mon père travaillait dans une ferme à Cooksville, qui fait maintenant partie de Mississauga. Nous sommes arrivés très tard dans la nuit et, dès le lendemain matin, nous étions déjà dans les champs à récolter des oignons verts. 

Deux ans plus tard, mon père a formé un partenariat avec deux associés et nous avons déménagé à Mount Albert. Comme mes parents ne parlaient pas anglais, c’était souvent moi qui devais trouver des contacts, parler aux gens et aider à déterminer ce que nous allions cultiver. Comme j’étais l’aînée de la famille, j’ai dû apprendre sur le tas. 

Comment Green Valley Farms a-t-elle vu le jour?

Mon futur mari, Huey, était notre voisin. Il était arrivé au Canada sur le même bateau que mon père. Lorsqu’il a appris qu’on habitait à Mount Albert, il a commencé à nous rendre visite. 

Huey avait acheté la ferme avec sa sœur et son beau-frère en 1956. Il a racheté leurs parts en 1966, et nous nous sommes mariés en 1968. Depuis, je n’ai jamais quitté la ferme.

Après mes études secondaires, Huey a construit une première serre, où nous avons commencé à cultiver des plantes à massif. Par la suite, nous avons pris de l’expansion en répondant aux besoins de nos clients grâce à nos échanges avec les fournisseurs de semences et les représentants commerciaux.

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Que produit Green Valley Farms aujourd’hui?


Nous cultivons de l’asperge, du chou, du chou-fleur, du chou frisé, du chou cavalier, de la coriandre, du chou-rave, de la bette à carde, des feuilles de pissenlit ainsi que d’autres légumes.

Au printemps, nous produisons également des plantes à massif annuelles destinées aux entrepôts Costco de la région du Grand Toronto grâce à notre collaboration de longue date avec Bonanza Gardens. 

Comment avez-vous établi cette relation?

Au début des années 1990, mon mari a fait la connaissance de Gene Bidinot au Marché des produits alimentaires de l’Ontario. Il a commencé à nous acheter des plantes à massif pour les revendre dans son magasin de Mimico. 

Par la suite, son entreprise a pris de l’expansion pour devenir Bonanza Gardens, et notre relation s’est renforcée au fil des ans. Aujourd’hui, Bonanza Gardens nous transmet les commandes, puis nous livrons directement les plantes aux entrepôts Costco de la région du Grand Toronto. 

Cela montre qu’entretenir des relations d’affaires à long terme peut faire toute la différence. Elles peuvent se transformer en partenariats durables qui traversent les décennies.

Comment la ferme s’est-elle développée sur de nouveaux marchés?


Nous vendons nos légumes par l’intermédiaire du Marché des produits alimentaires de l’Ontario, d’épiceries chinoises et de clients grossistes. 

L’un de nos clients du Michigan nous a découverts après avoir vu nos boîtes au marché. Nous lui expédions maintenant des légumes plusieurs fois par semaine pendant la saison. Il y a plusieurs années, nous en exportions même jusqu’en Floride.

De nombreuses occasions se sont présentées lorsque des gens ont découvert nos produits et notre entreprise, et puis ils nous ont contactés directement. 

Parlez-nous de l’équipe de Green Valley Farms.

Nous employons habituellement environ 14 travailleurs saisonniers. Nous participons au Programme des travailleurs étrangers temporaires depuis 1974, car il est devenu très difficile de recruter localement pour combler nos besoins saisonniers.

Auparavant, nous avions l’habitude d’embaucher des étudiants universitaires, des amis de la famille et des jeunes de la communauté pour nous aider pendant la saison estivale. Au fil du temps, il est devenu beaucoup plus difficile de trouver des travailleurs locaux intéressés par ce type de travail physique. 

Mon fils et moi répartissons les tâches entre nous. Je m’occupe des plantes à massif, tandis que Kerry gère les grandes cultures. Mon frère, qui a vendu sa ferme il y a plusieurs années, vient nous prêter main-forte lui aussi. 

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Comment décririez-vous votre parcours de propriétaire d’entreprise?


Ça n’a pas toujours été facile. Il faut savoir s’adapter au changement.

Tout le monde me dit que je suis facile à vivre. Je prends les choses comme elles viennent. L’agriculture est un métier exigeant, mais j’éprouve toujours beaucoup de satisfaction en voyant nos produits pousser et se vendre. 

Quels sont certains des plus grands défis que les agriculteurs doivent relever?


La météo constitue toujours un défi. Nous avons fait face à des inondations, à de la grêle et même à des vitres brisées dans nos serres. Un gel tardif peut abîmer les asperges et nous obliger à attendre la pousse de nouvelles tiges avant de pouvoir reprendre la récolte.

Entre un printemps froid et des consommateurs plus prudents dans leurs dépenses, cette année a été particulièrement difficile. Nos ventes de légumes et de fleurs ont diminué. 

Les coûts d’exploitation de la ferme ont également augmenté : machinerie, main-d’œuvre, carburant, camions, tracteurs, etc. Les gens ne se rendent pas toujours compte de tout le travail et des dépenses nécessaires à la production d’une culture.

Que signifie l’agriculture responsable pour vous?

L’agriculture responsable consiste à produire des aliments de qualité en accordant une attention particulière à la manière dont ils sont cultivés. 

Cela exige une bonne connaissance du sol et des cultures, ainsi que le respect des calendriers d’application des produits de protection des cultures pour que les légumes puissent être consommés en toute sécurité. Nous pratiquons aussi la rotation des cultures. Il est impossible de cultiver la même chose au même endroit chaque année. 

Il faut adopter des pratiques qui respectent à la fois le sol et l’environnement.

Comment Green Valley Farms soutient-elle la communauté?

Lorsque nous avons des récoltes qui ne seront plus commercialisées, nous les donnons aux banques alimentaires locales. Parfois, un voisin nous aide à récolter les légumes restants, puis des organismes locaux les récupèrent directement à la ferme.

 
Nous avons aussi souvent fait don de plantes et de fleurs au Lions Club afin d’embellir sa salle communautaire. Nous fournissons également des légumes à une église voisine de la ferme, qui organise un petit marché fermier tous les samedis. 

Il est important de soutenir la communauté et les agriculteurs locaux. 

Qu’est-ce qui a le plus contribué à votre réussite? 

On travaille fort, il n’y a pas de secret.  

Il m’arrive de passer 12 à 14 heures dans les champs. Il faut répondre aux besoins de l’exploitation, peu importe ce que la journée nous réserve.

La persévérance, le sens de l’humour et le soutien de ma famille m’ont beaucoup aidée. Chaque fin de semaine au printemps, mes deux sœurs et ma fille m’aident à transplanter les plantes annuelles. Et puis mon frère vient de Calgary pendant un mois pour nous aider avec les livraisons destinées aux entrepôts Costco. Il nous arrive parfois de travailler jusqu’à 22 h pour préparer les commandes, mais les plaisanteries sont toujours au rendez-vous.


Vous souhaitez en savoir plus sur le parcours de Debbie??

Lisez son portrait réalisé en collaboration avec la Banque Scotia et suivez Green Valley Farms sur Instagram (en anglais seulement) pour rester au courant de ses activités.